Les Renseignements Généraux n'ont plus, officiellement et depuis l'arrivée du PS au pouvoir, à ficher les militants politiques "de gauche", mais seulement les "extrêmistes".
Le scandale de "Gauche 2000", révélé par la presse en 2001, ainsi que l'infiltration annoncée des mouvements dits "anti-mondialisations" dans la foulée des sommets de Göteborg et Gênes, ou encore la présence de cameramen des Renseignements Généraux lors du Forum de L'Insoumission et de la Désobéissance, sans oublier la criminalisation et la qualification de "terroristes" appliquée de plus en plus souvent aux "désobéissants", montrent que ce genre de fichage est loin de ne relever que du passé.
Last but not least, l'explication du refus fait à certains militants qui voulaient accéder à leurs fichiers RG : "atteinte à la sûreté de l'Etat"... (voir la page concernant l"Accès aux fichiers des renseignements généraux" sur le site service-public.fr).
Petite compilation d'informations à propos du fichage des Renseignements Généraux :
- Des "manquements" reprochés aux RG après leur rapport sur l'extrême gauche (Le Monde - 22.12.01)
:
LES CONCLUSIONS de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) sont sans équivoque.
Le rapport de la direction centrale des renseignements généraux (DCRG) de juin 2001, intitulé Extrême gauche
2000, dans lequel 154 personnes et 257 organisations étaient citées (Le Monde du 9 juin), contient plusieurs
manquements à la déontologie policière. La CNDS déplore que "la tonalité du document -soit- souvent polémique"
et reproche à la DCRG de ne pas faire de distinction nette entre les différentes formations classées à
l'extrême gauche. "Le document de la direction centrale, écrit ainsi la commission, n'établit pas toutefois de
différence entre les groupes prêts à utiliser la violence et les autres." L'index des personnes citées qui
figure en annexe du rapport des RG fait l'objet d'une vive critique. Il contrevient à la règle de "respect
absolu des personnes" que le code de déontologie de la police nationale impose aux fonctionnaires. Dans ce
vaste panorama de 154 noms, où voisinent, aux côtés de militants des organisations d'extrême gauche, des
personnalités aussi diverses que le cinéaste Bertrand Tavernier, l'ancien évêque d'Evreux (Eure) Jacques
Gaillot, l'universitaire Albert Jacquard ou l'ancien candidat Vert à la présidence de la république Alain
Lipietz, la commission conteste les rapprochements "des personnes condamnées pour des actes criminels et des
citoyens dont la dangerosité n'est pas démontrée par le document".
- Police. Réprimandés en novembre dernier par la Commission nationale de déontologie de la sécurité, deux
membres des RG s'expliquent. (L'Humanité - 19 Janvier 2002) :
"C'est une simple réactualisation d'un rapport commandé en 1986 par l'Intérieur et qui, chaque année, est
révisé. C'est un bon outil pour quelqu'un qui ne connaît rien à l'extrême gauche et qui est à un poste de
décision. Mais en interne, il ne nous est d'aucune utilité, tant les domaines que nous connaissons y sont
traités d'une manière caricaturale et lapidaire", estime le premier. Et son collègue de renchérir : "Chaque
année, il faut sortir ce rapport. C'est une véritable corvée : il faut réactualiser certains paragraphes et
pour se faire, compiler des milliers de notes. A travers le prisme de ce rapport, on se rend compte que les
rédacteurs ont voulu "répondre" à une demande. Et donc dresser un portrait alarmiste d'une extrême gauche qui
n'a plus rien d'inquiétant." Ajoutant : "Les plus inquiétants, ce sont ceux que l'on ne connaît pas..." Ou
pour cet agent des RG, "l'attitude de certains policiers qui considèrent le manifestant comme "l'ennemi" et
qui n'arrivent pas à comprendre qu'on puisse être policier et de gauche. Parce que la police, c'est l'ordre et
l'ordre, ce serait la droite..." Hervé Delouche, éditeur et coauteur du livre "les Nouveaux Sans-Culottes -
Enquête sur l'extrême gauche", porte un regard amusé sur ce rapport : "Il y a eu un gros travail de lecture de
la presse militante. Et même si le livre dont je suis le coauteur n'est pas cité, des phrases entières ont été
reprises ! " sourit-il. Plus sérieusement, il trouve " scandaleux que des rapports comme cela existent et que
l'argent des citoyens finance une police politique chargée de surveiller les citoyens !". Et de dénoncer "un
rapport truffé d'erreurs. Qui vous met à l'index parce que vous avez signé une pétition. Et en terme d'erreur,
placer José Bové à la LCR, cela montre une totale méconnaissance du milieu et d'un personnage pourtant public.
Ce rapport a l'air totalement déconnecté de la réalité de terrain. En mettant sur le même plan des syndicats,
des partis politiques et des groupes qui doivent compter au maximum quatre personnes sur Paris, il présente
encore l'extrême gauche comme une sorte de toile d'araignée menaçant la sûreté de l'Etat. Cela relève d'un
fantasme sécuritaire... et politique."
-Les renseignements généraux à la découverte des quartiers (Le Monde Diplomatique) :
Récemment reconvertis à la surveillance des « villes et banlieues », les renseignements généraux y ont amené leurs représentations schématiques et leur vision manichéiste de la société. De là à voir dans les jeunes une menace pour la collectivité, il n'y a qu'un pas, trop vite franchi.
VOITURES brûlées, affrontements avec la police, « caillassages » d'autobus : dans les discours politiques et médiatiques, les « violences urbaines » sont devenues le problème de société qu'il faudrait résoudre en priorité. Les renseignements généraux (RG) ont été les premiers à forger un instrument de mesure pour les recenser, grâce à une échelle « sur le modèle de celle de Richter »... Leur volonté était de « mettre en place un observatoire de la violence, analyser les données, devenir un instrument de recherche et de prévision, et fournir aux autres services de police des outils conceptuels qui leur soient utiles ». L'intérêt subit pour ces questions n'est pas seulement la conséquence de la gravité supposée d'une situation nouvelle.
En octobre 1990, les RG sont menacés dans leur existence même. L'indélicatesse de certains de leurs enquêteurs dans l'affaire du pasteur Doucé a jeté l'opprobre sur la nature de leurs missions. Des députés socialistes demandent à M. Pierre Joxe, alors ministre de l'intérieur, la création d'une commission parlementaire de contrôle des activités des RG. Cette contestation accélère une réforme qui redéfinit les objectifs du service, en les axant notamment sur la lutte contre les stupéfiants, le travail clandestin et les intégristes. Parallèlement, à la direction centrale des renseignements généraux (DCRG), naît une nouvelle section « violences urbaines », chargée des « zoulous, des bandes de banlieue et des casseurs », qui rend son premier rapport en décembre 1990.
Mais c'est à l'occasion d'une nouvelle crise, trois ans plus tard, que la section « villes et banlieues » prend son véritable essor. Le 19 juin 1994, les remous suscités par l'écoute du conseil national du Parti socialiste par un enquêteur des RG conduisent M. Charles Pasqua, alors ministre de l'intérieur, à dissoudre les sections chargées de la surveillance des partis politiques non extrémistes au sein des renseignements généraux de la préfecture de police de Paris (RGPP) et du service central des renseignements généraux (SCRG). Il explique : « Je ne souhaite pas que les RG continuent à s'occuper des partis politiques, dont l'action est totalement transparente (sic) , ni de la presse. L'action des RG doit être recentrée sur la défense des institutions et la prévention des violences urbaines. »
Les fonctionnaires de la 2e section des RGPP viennent alors renforcer les sections chargées de la lutte contre l'immigration irrégulière et le travail clandestin, ou des violences urbaines. La plupart des 170 policiers se consacrant à la vie des partis au SCRG rejoignent la section « villes et banlieues ». Cette dernière sert de vitrine au service : elle traite une « vraie menace », faisant l'unanimité.
(...) Le passage de nombreux cadres des RG de l'antiterrorisme aux violences urbaines conditionne cette perception des choses. Elle leur permet d'importer sur des groupes non structurés les méthodes de surveillance et les pratiques qu'ils utilisaient contre des formations clandestines engagées dans la lutte armée, comme ETA ou Action directe.
Les rapports se militarisent. On évoque une « logique de guerre », des « zones de sécurité » autour des cages d'escalier, une « armée en ordre de marche disposant d'une logistique efficace (8) », de « fantassins de la drogue », etc. De même, à une présence continue des unités qui interviennent dans les cités ils préfèrent les opérations « coup de poing » (9 ). C'est l'objet de la création des brigades anti-criminalité (BAC), des unités mobiles spécialisées (UMS), ainsi que des missions de sécurisation des CRS et des gendarmes mobiles.
- Des policiers et agents du fisc accusés de corruption (confidentiel.net) :
Les affaires de corruption mêlant policiers, services fiscaux et franc-maçonnerie ne sont pas l'apanage de
Nice. Pour preuve, une instruction menée par le juge parisien Roger Leloire pour « corruption active », «
violation du secret professionnel » et « trafic d'influence » vient d'aboutir au renvoi devant le tribunal
correctionnel de plusieurs policiers et de membres des services fiscaux. Selon nos informations, vingt-deux
personnes seront jugées dans le cadre de cette affaire à la fin du mois du mars prochain. Deux anciens membres
de la Direction centrale des renseignements généraux, la DCRG, se trouvent au coeur de ce dossier auquel sont
également mêlés plusieurs de leurs collègues toujours en activité mais aussi des contrôleurs des impôts de la
Direction nationale des enquêtes financières, la DNEF. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la
police des polices, est à l'origine de cette procédure portant sur la vente à des entreprises privées
d'informations confidentielles puisées dans des fichiers administratifs couverts par le secret professionnel.
Les investigations avaient débuté dès la fin de l'année 1995 avec la transmission d'un rapport du directeur de
l'IGPN au parquet de Paris selon lequel « d'anciens inspecteurs des RG étaient en relation avec des policiers
en activité qui, moyennant rétribution, leur fournissaient des informations confidentielles ». Les données
ainsi recueillies, en toute illégalité, étaient par la suite monnayées auprès de cabinets privés. Les écoutes
téléphoniques des deux anciens RG, Gérard B. et Jean M., ont permis d'étayer les soupçons de l'IGPN. Selon les
enquêteurs, l'ex-inspecteur B. était notamment en liaison avec un commandant de police de la DCRG toujours en
activité qui consultait pour lui le fichier central de la PJ, celui des archives de la PJ, des RG de Paris et
des RG de la direction centrale de la police. Une recherche dans ces fichiers était facturée de 200 à 400 F
par l'ancien policier à ses clients. Les tarifs montaient à 500 F pour des investigations sur des téléphones
inscrits en liste rouge ou sur des cartes grises.
- Le préfet de police, la Vierge Rouge et l'animateur de radio...
(Amnistia) :
Le 12 avril 1996 puis le 10 mai de la même année, les auditeurs de Radio Fréquence Paris Plurielle sont révoltés par ce qu'ils entendent dans l'émission Parloir Libre spécialisée sur le monde carcéral. Sylvain Loewinski et son adjointe relatent par le menu les sévices infligés aux détenus par les matons de la prison privée de Nanterre. Il est plus particulièrement question des traitements indignes dont auraient été victimes trois jeunes toxicomanes dans la nuit du 25 au 26 janvier précédent. Il est question d'hypothermie avancée, et même de coma. L'issue fatale aurait été évitée par une hospitalisation en urgence. Devant le démenti apporté par l'administration pénitencière, la direction de la station avait maintenu la version des faits donnée, à l'antenne, par Sylvain Loewinski. Quelques jours plus tard, le ministère de la Justice avait porté plainte et les animateurs avaient été mis en examen pour "injure et diffamation à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique" en l'occurence Madame Fichot, sous-directrice de la prison de Nanterre. Cette plainte avait suscité une mobilisation de nombreux citoyens attachés à la liberté d'expression et attiré la sympathie des défenseurs de la dignité humaine vers la radio.
Ce n'est que deux années plus tard que fut révélé le double jeu que menait Sylvain Loewinski avec la radio dont il avait assuré le renom. Retrouvé le corps criblé de huit balles de 11,43, il fut rapidement établi que l'animateur de Parloir Libre émargeait aux Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris (RGPP) comme indicateur.
Jeudi 24 septembre 1998, Sylvain Loewinski rentre chez lui à Rouvres, en Eure-et-Loir après avoir passé son après-midi devant la 13e chambre correctionnelle de Paris où il comparaissait pour une escroquerie au détriment des télécoms. A la barre, Loewinski s'était défendu en évoquant notamment une plainte contre des fonctionnaires des Renseignements généraux qu'il accusait de l'avoir menacé de mort, et qui avait été enterrée. A 18 heures l'audience était terminée. Trois heures et demie plus tard, Loewinski était confortablement installé sur son canapé et regardait la télévision en compagnie de son fils, Vladimir, alors âgé de sept ans et de sa femme Chantal. A 21 heures 30 précises, deux hommes encagoulés et armés font irruption dans la maison. Ils ouvrent le feu immédiatement au gros calibre. Ils assassinent Loewinski de huit balles de 11,43. puis disparaissent. Deux jours plus tard, Libération rapporte les propos de sa femme, qui pointe le doigt en direction de certains fonctionnaires de police: "Chantal a dit: C'est les RG" (Libération 26.09.1998).
Il faut avouer que Sylvain Loewinski menait une vie bien compliquée. Indicateur des RGPP, il se consacrait dans le même temps à une activité professionnelle risquée en montant des sociétés de location de téléphones portables dont la principale clientèle était constituée de caïds du banditisme..
En effet, les RG utilisent leur loueur téléphonique pour être au fait de ce que se disent ses clients qui gravitent dans le milieu du grand banditisme. Mais, ce n'est pas tout. Sylvain Loewinski n'est pas seulement un chef d'entreprise dynamique. Il est aussi animé de convictions politiques. C'est un libertaire qui a ses entrées dans le milieu de l'ultragauche parisienne. D'ailleurs, si les RG essayent de minimiser son activité de renseignement concernant le milieu du grand banditisme via sa société de locations de mobiles, ils ne font pas mystère de ses activités de "bon tuyau" concernant la mouvance autonome et la galaxie islamiste. "En octobre 1995, au sortir de la vague d'attentats à Paris, un homme prend contact avec la gendarmerie et prétend en savoir long sur les islamistes" écrit Franck Johannès dans Libération en septembre 98 après avoir mené une enquête et interrogé les RG. "Il donne le nom d'un Algérien qui ferait des faux papiers, mais la piste tourne court. Il en sait plus long sur la mouvance autonome..."
- La direction centrale des renseignements généraux (ministère de l'Intérieur) :
La DCRG emploie 3 850 fonctionnaires de tous grades, actifs et administratifs, dont 700 à la préfecture de
police de Paris. La sous-direction de la recherche centralise les renseignements en matière de prévention et
de lutte contre le terrorisme et surveille les groupes à risques agissant sur le territoire national. La
sous-direction de l'analyse, de la prospective et des faits de société opère la synthèse des informations
recueillies dans le domaine social, financier ou des faits de société. Elle consacre également une grande part
de son activité à la vie de la cité et à ses déviances, comme les violences urbaines. La DCRG comprend
également une inspection technique opérationnelle plus particulièrement chargée de veiller au respect des
règles de déontologie et de favoriser la communication ; elle participe également à la réalisation
d'études.
- Règlement d'emploi particulier de la direction centrale des renseignements généraux (ministère de
l'Intérieur) :
Art. 271-1. - La D.C.R.G. est chargée de la recherche et de la centralisation des
renseignements destinés, à informer le Gouvernement. Elle participe à la défense des intérêts fondamentaux de
l'Etat. Elle concourt à la mission générale de sécurité intérieure. Elle est chargée de la surveillance des
établissements de jeux et des champs de courses.
Art. 272-1 : Les personnels, quel que soit leur grade, exercent leurs fonctions en tenue civile. Ils peuvent,
à titre exceptionnel, revêtir leur tenue d'uniforme, notamment lors de cérémonies civiles ou militaires.
Art. 272-5 : Les fonctionnaires du corps de maîtrise et d'application exercent principalement des missions
d'investigation, de recherche, d'exploitation et de mise en forme de l'information opérationnelle, de voie
publique, d'enquête et de surveillance. Ils participent à l'exécution des missions de protection de
personnalités. Ils peuvent se voir confier des travaux d'analyse et de synthèse.
- Liste des
préfectures (pour contacter les Directions Régionales et Départementales des Renseignements Généraux -
ou recherchez parmi les 142 résultats d'une recherche sur Google)
- Comment les RG recrutent ils ? (réponse de confidentiel-defense.com) :
Après s'être, sommairement, assuré du degré de civisme d'un individu le fonctionnaire de police des RG laisse
sa carte de visite en espérant en retour une initiative spontanée. Contrairement à ce qui se produit dans le
monde de l'espionnage, l'honorable correspondant des RG agit sans obligation et sans aucune rétribution. Il
peut cesser sa collaboration quand il les souhaite et sans se mettre à la merci de quelque chantage, car les
fontionnaires des RG ne disposent d'aucun moyen de pression sur le correspondant. Le recrutement des
correspondants des RG est donc fort sommaire parce qu'il est relatif à des missions dont le caractère ne revet
pas le niveau de discrétion d'un véritable service de renseignement. A titre d'exemple, le rôle d'un
correspondant des RG peut se résumer à la surveillance d'un élevage clandestin de chiens de race Pittbull.
- Les Renseignements Généraux vus par... FranceOVNI ;-) :
Les quelques 2700 agents "actifs" répartis sur tout le territoire, avec un minimum de sept ou huit hommes dans
les plus petits départements, effectuent pour 80% d'entre eux un travail "en milieu ouvert" et donc légal
"stricto sensu" au profit du Ministére de l'Intérieur. Pour ce faire, ils se créent un réseau personnel
d'informateurs plus ou moins bénévoles, assistent aux réunions syndicales, politiques, religieuses,
collectionnent les tracts et les publications, analysent la presse. Dans le travail "en milieu fermé", les
actifs des R.G. sont priés de se "débrouiller", si possible en évitant de fournir aux Autorités une
information précise sur leurs méthodes de pénétration et les noms de leurs indicateurs pour n'impliquer
personne de la hiérarchie supérieure. La section "Traitement du Renseignement" s'occupe uniquement de la
gestion administrative des informateurs, c'est-à-dire de leurs dossier ouverts aprés "mise à l'essai" pour une
période de trois mois. S'il a donné satisfaction, l'informateur sera immatriculé. La note d'immatriculationn
mentionnera l'état civil complet de l'intéressé, son adresse, éventuellement sa profession, le pseudonyme qui
lui a été donné, et son numéro de code d'enregistrement. Le pseudonyme est laissé à l'initiative totale du
service manipulateur. Le numéro de code comporte quatre chiffres : les deux premiers sont le numéro du
département concerné, suivi d'un numéro croissant au fut et à mesure des enregistrements. Lorsqu'un
informateur cesse son activité, le service concerné établi une note de radiation.